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L'économie algerienne reste-t-elle vraiment minée par la rente petrolière ?
LE FORUM DE SETIF ET DE SA REGION :: L'ACTUALITE NATIONALE. :: Les grands sujets de débat. Analyses et contributions diverses .
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L'économie algerienne reste-t-elle vraiment minée par la rente petrolière ?
Document de l'Agence française du développement (AFD)
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=97855
Etes-vous d'accord avec ce constat ? N'est-il pas trop pessimiste ?
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=97855
Etes-vous d'accord avec ce constat ? N'est-il pas trop pessimiste ?
Re: L'économie algerienne reste-t-elle vraiment minée par la rente petrolière ?
98 % des exportations algériennes = gaz et petrole . Si ces deux produits disparaissent c'est la catastrophe en Algérie!!!


Re: L'économie algerienne reste-t-elle vraiment minée par la rente petrolière ?
Pour que les Algeriens changent leurs habitudes , il faut qu'ils soient secoués.. Par exemple que le petrole et le gaz ne restent plus chers , comme pendant la decennie 90 .
Nous serons obligés de travailler dur.. Il faut se sacrifier.

Nous serons obligés de travailler dur.. Il faut se sacrifier.

Re: L'économie algerienne reste-t-elle vraiment minée par la rente petrolière ?
moulay a écrit:Document de l'Agence française du développement (AFD)
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=97855
Etes-vous d'accord avec ce constat ? N'est-il pas trop pessimiste ?
Je ne sais rien, l'article est introuvable!! (c'est si grave que ça docteur?!!)
rachid a écrit:
Pour que les Algeriens changent leurs habitudes , il faut qu'ils soient secoués.. Par exemple que le petrole et le gaz ne restent plus chers , comme pendant la decennie 90 .
Nous serons obligés de travailler dur.. Il faut se sacrifier.
Et depuis quand la rente pétrolière profite aux masses laborieuses?!! Ca saurait sinon.
Qu'elle soit en hausse ou en baisse, ça ne changera en rien quant à la situation du peuple (au minuscule).
abdel- Dynamique


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Re: L'économie algerienne reste-t-elle vraiment minée par la rente petrolière ?
"La malédiction du pétrole
Parler d’une économie rentière, c’est dire une chose très simple : il existe une source de richesse qui ne doit rien à nos mérites mais au travail et aux industries des autres.
Ce n’est pas nous qu fixons la valeur du pétrole mais le pays développés et leurs besoins que cette richesse constitue une source inespérée d’accumulation de la richesse, d’accumulation primitive en dehors du procès de travail capitaliste ou féodal.
Dans notre cas, il s’agit plutôt de féodalisme, de tribus et de clans en dehors desquels enclaves capitalistes sans effet sur la société et sa structuration.
Alors il devient normal que le procès de travail ne constituent pas la source de l’accumulation le pouvoir et sa suite toute la société s’organisent autour de l’accaparement de cette rente et sa distribution.
Or, c’est toujours à partir du pouvoir que se structure cet accaparement que se soit le pouvoir central et ces capacités de décider des gros contrats et des grosses dépenses qu’au niveau local ou se décident des marchés moins importants mais quand même fabuleux.
Cette tentation de l’accumulation facile, rapide, débridée touche vraiment toute la société, du ministre qui crée des marchés pour ces proches ou ses alliés sur le dos du pays au quidam qui attend un terrain de l’APC qu’il achètera à prix dix fois inférieur à celui du marché.
La rente finit par gangrener tout le corps social en compagnie de sa jumelle le cancer de la corruption par lequel passe la redistribution.
Existe-t-il dans des pays comme le nôtre une autre issue ? Pas du tout, pensent certains analystes. Le pétrole serait une malédiction absolue pour nous.
Cette structuration par la rente pétrolière ne frappe pas seulement notre pays. Elle y est plus grave et peut-être terrible à cause de la dureté exceptionnelle de la guerre de libération qui a bouleversé les hiérarchies sociales et culturelles sans pour autant détruire les bases matérielles et sociales de la société patriarcale, tribale et clanique.
Et on ne connaît aucun cas de pays pétrolier se trouvant dans ce cas de figure qui est déclenché le moindre processus de développement. Quelques-uns ont pu au mieux recréer les réflexes du négoce et de l’échange déjà présents dans leurs traditions historiques à des dimensions respectables certes, comme le Qatar, mais qui ont tout à voir avec les placements financiers et rien à voir avec les sciences et les technologies.
Mais le pétrole découvert dans les pays capitalistes déjà développés n’a pas du tout joué ce rôle il a été bien sûr un produit et une activité génératrice de surprofits pour les compagnies. Et celles-ci appartenaient aux capitalistes qui avaient déjà réalisé leurs accumulations primitives depuis longtemps. Les revenus fabuleux des pays pétroliers non capitalistes finissent par servir à une accumulation sans finalité, en tout cas sans finalité nationale. Si un prince ou un émir devient capable de sortir du carcan féodal et devenir un capitaliste moderne, il est obligé de jouer au niveau mondial, même s’il reste dans son pays. Et encore nous n’avons pas de cas connu d’un émir du pétrole qui soit dans l’avionique, l’aérospatial, ou plus modestement, dans l’industrie des puces de semi-conducteur.
Alors que dire de non prédateurs nationaux ? Le colonialisme avait créé un capitalisme enclavé, Boumediene une dynamique industrielle et d’indépendance vite brisée par ses compagnons les plus proches, le pouvoir actuel veut créer le capitalisme enclavé en n’attendant d’industries que des IDE qui ne créeront de l’emploi que dans la logique de leurs marchés externes et pas du tout pour les besoins de ce pays et surtout de sa cohérence.
Les rapports sociaux et politiques ont fait que le pétrole devienne une malédiction, une manne pour les seuls clans du pouvoir et un facteur de fixation permanente sur l’archaïsme."
Par MOHAMED BOUHAMIDI
http://www.lesoirdalgerie.com
Article du Dimanche 25/09/2006
Parler d’une économie rentière, c’est dire une chose très simple : il existe une source de richesse qui ne doit rien à nos mérites mais au travail et aux industries des autres.
Ce n’est pas nous qu fixons la valeur du pétrole mais le pays développés et leurs besoins que cette richesse constitue une source inespérée d’accumulation de la richesse, d’accumulation primitive en dehors du procès de travail capitaliste ou féodal.
Dans notre cas, il s’agit plutôt de féodalisme, de tribus et de clans en dehors desquels enclaves capitalistes sans effet sur la société et sa structuration.
Alors il devient normal que le procès de travail ne constituent pas la source de l’accumulation le pouvoir et sa suite toute la société s’organisent autour de l’accaparement de cette rente et sa distribution.
Or, c’est toujours à partir du pouvoir que se structure cet accaparement que se soit le pouvoir central et ces capacités de décider des gros contrats et des grosses dépenses qu’au niveau local ou se décident des marchés moins importants mais quand même fabuleux.
Cette tentation de l’accumulation facile, rapide, débridée touche vraiment toute la société, du ministre qui crée des marchés pour ces proches ou ses alliés sur le dos du pays au quidam qui attend un terrain de l’APC qu’il achètera à prix dix fois inférieur à celui du marché.
La rente finit par gangrener tout le corps social en compagnie de sa jumelle le cancer de la corruption par lequel passe la redistribution.
Existe-t-il dans des pays comme le nôtre une autre issue ? Pas du tout, pensent certains analystes. Le pétrole serait une malédiction absolue pour nous.
Cette structuration par la rente pétrolière ne frappe pas seulement notre pays. Elle y est plus grave et peut-être terrible à cause de la dureté exceptionnelle de la guerre de libération qui a bouleversé les hiérarchies sociales et culturelles sans pour autant détruire les bases matérielles et sociales de la société patriarcale, tribale et clanique.
Et on ne connaît aucun cas de pays pétrolier se trouvant dans ce cas de figure qui est déclenché le moindre processus de développement. Quelques-uns ont pu au mieux recréer les réflexes du négoce et de l’échange déjà présents dans leurs traditions historiques à des dimensions respectables certes, comme le Qatar, mais qui ont tout à voir avec les placements financiers et rien à voir avec les sciences et les technologies.
Mais le pétrole découvert dans les pays capitalistes déjà développés n’a pas du tout joué ce rôle il a été bien sûr un produit et une activité génératrice de surprofits pour les compagnies. Et celles-ci appartenaient aux capitalistes qui avaient déjà réalisé leurs accumulations primitives depuis longtemps. Les revenus fabuleux des pays pétroliers non capitalistes finissent par servir à une accumulation sans finalité, en tout cas sans finalité nationale. Si un prince ou un émir devient capable de sortir du carcan féodal et devenir un capitaliste moderne, il est obligé de jouer au niveau mondial, même s’il reste dans son pays. Et encore nous n’avons pas de cas connu d’un émir du pétrole qui soit dans l’avionique, l’aérospatial, ou plus modestement, dans l’industrie des puces de semi-conducteur.
Alors que dire de non prédateurs nationaux ? Le colonialisme avait créé un capitalisme enclavé, Boumediene une dynamique industrielle et d’indépendance vite brisée par ses compagnons les plus proches, le pouvoir actuel veut créer le capitalisme enclavé en n’attendant d’industries que des IDE qui ne créeront de l’emploi que dans la logique de leurs marchés externes et pas du tout pour les besoins de ce pays et surtout de sa cohérence.
Les rapports sociaux et politiques ont fait que le pétrole devienne une malédiction, une manne pour les seuls clans du pouvoir et un facteur de fixation permanente sur l’archaïsme."
Par MOHAMED BOUHAMIDI
http://www.lesoirdalgerie.com
Article du Dimanche 25/09/2006
















