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Proverbes arabes .
"La peine que l'on prend pour un ami est un repos." " Le temps sera le maître de celui qui n'a pas de maître."
"La colère du vrai croyant ne dure que le temps de remettre son turban en ordre. "
"."
" Le mérite appartient à celui qui commence, même si le suivant fait mieux. »Proverbe arabe"
" Si tu veux que quelqu'un n'existe plus, cesse de le regarder. "
"Dans une passe étroite, il n'y a ni frère ni ami."
" Il ne faut pas rincer la coupe de l'amitié avec du vinaigre.."
" L'amour n'est pas à prendre, mais à subir."
"Quelque soit l'ami que vous preniez, il faudra vous en séparer un jour."
"Si tu as de nombreuses richesses, donne de ton bien ; si tu possèdes peu, donne de ton coeur. "
"Un ami dans la vie est très bien; deux, c'est beaucoup; trois, c'est à peine possible. L'amitié nécessite un certain parallélisme dans la vie, une communauté de pensée, une rivalité de but." Henry Adams.
"Il en est de l'amitié comme de la pureté; la moindre flétrissure suffit à en troubler la transparence.." Francesco Alberoni.
"L'amitié est la similitude des âmes. " Alcuin.
"Tiens-toi écarté du rebelle, - Ne t'en fais pas un ami. - Lie-toi d'amitié avec un homme rigoureux et juste, dont tu auras observé les actions."Ani.
"La jalousie, c'est un manque d'estime pour la personne qu'on aime." Bounine.
"Félicitations: Politesse de la jalousie." Ambrose Bierce.
"Un jugement négatif vous satisfait plus encore qu'une louange, pourvu qu'il respire la jalousie. " Beaumarchais.
"Les âmes fortes ne sont ni jalouses ni craintives: la jalousie est un doute, la crainte est une petitesse."Balzac.
Les neuf traductions arabes du poème Le lac de Lamartine .
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Les neuf traductions arabes du poème Le lac de Lamartine .
Aucun poète français n' a été traduit en arabe comme le fut Lamartine . Le lac , ce poème dédié à Elvire , la dame que le poète français devait retrouver une année après vécu quelques jours avec elle dans cette station thermale jouxtant ce lac devenu célebre , est devenu presque aussi connu dans la littérature arabe qu'il ne l'est dans la littérature française . Les intellectuels arabes ne se sont pas trompés et ont tout de suite saisi la ressemblance frappante de ces vers romantiques avec ceux qui ont si bien caractérisé la poésie arabe dans son registre amoureux . En lisant le lac et en nous penchant sur cette nostalgie, ces pleurs , ces prières langoureuses , on ne peut s'empêcher de penser au "ghazal" de la poèsie arabe , aux retours de ces appels nostalgiques , à la description de ces "atlals" , ces vestiges qui restent de l'être aimé et qui font remémorer aux poètes leurs doux moments auprés de lui. L'évocation de oumrou Al Qais , de Madjnoun ou de Djamil vient toute seule à l'esprit quand on lit Le lac . Cette analogie remarquable entre l'esprit du poème de Lamartine et le "ghazal" a engendré moult traductions dont on retient neuf , ce qui est déjà assez éloquent, surtout que les traducteurs ne sont pas des novices ou des inconnus .
A la fin Zeryab , Diibel , Boualem , Ogbi et tous ceux qui lisent l'arabe , tout le monde participe au CONCOURS
: QUELLE EST SELON VOUS LA PLUS BELLE TRADUCTION ? Toutes mes excuses à nos amis exclus , ceux qui ne maitrisent pas la langue arabe . Ne faudrait-il pas ouvrir un topic sur l'apprentissage de la langue arabe ? Et sur l'apprentissage de tamazight , puisque notre ami Boualem en a émis le souhait , il y a quelques jours.
Voici d'abord le texte de Lamartine :
Le lac
Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?
Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !
Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.
Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.
Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
Laissa tomber ces mots :
" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !
" Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.
" Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.
" Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! "
Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?
Eh quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !
Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?
Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !
Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.
Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.
Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !
La première traduction de Ali Mahmoud Taha :
ليت شعري أهكذا نحن نمضي
في عباب الى شواطئ غُمض
ونخوض الزمان في جُنح ليل
أبديّ يُضني النفوس وينضي
وضفاف الحياة ترمقها العين
فبعض يمر في إثر بعض
دون أن نملك الرجوع الى ما
فات منه ولا الرسوّ بأرض
حدّثي القلب يا بحيرة مالي
لا أرى (أولفير) فوق ضفافك
أوشك العام أن يمرّ وهذا
موعد للقاء في مصطافك
صخرة العهد ويك ها أنا عُدت
فماذا لديك عن أضيافك
عدت وحدي أرعى الضفاف بعين
سفكت دمعها الليالي السوافك
كنت بالأمس تهدرين كما أنت
هديراً يهزّ قلب السكون
وضفاف أمواجها يتداعيْن
على هذه الصخور الجون
والنسيم العليل يدفع وهناً
زبدَ الموج للربى والحزون
ملقياً رغوها على قدميها
ليّن اللمس مستحب الأنين
أُترى تذكرين ليلة كُنّا
منك فوق الأمواج فوق الضفاف
وسرى زورق بنا يتهادى
تحت جنح الدجى وستر العفاف
في سكون فليس نسمع فوق الموج
إلاّ أغاني المجداف
تتلاقى على الربى والحوافي
بأناشيد موجك العزّاف
وعلى حين غرّة رنّ صوت
لم يُعَوّد سماعه أنسيّ
هبط الشاطئ الطروب فما يُسمع
فيه للهاتفات دويّ
وإذا الليل ساهم سكن النوء
إليه وأنصت اللجيّ
يتلقى عن نبأة الصوت نجوى
كلمات ألقى بهن نجيّ
يا زماناً يمرّ كالطير مهلاً
طائر أنت؟ ويك! قف طيرانك
أهناء الساعات تجري وتعدونا
عطاشاً فقف جريانك
ويك دعنا نمرح بأجمل أيام
ونلقى من بعد خوف أمانك
وإذا نحن لذة العيش ذُقناها
ومرّت بنا فدر دورانك
A la fin Zeryab , Diibel , Boualem , Ogbi et tous ceux qui lisent l'arabe , tout le monde participe au CONCOURS
Voici d'abord le texte de Lamartine :
Le lac
Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?
Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !
Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.
Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.
Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
Laissa tomber ces mots :
" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !
" Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.
" Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.
" Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! "
Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?
Eh quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !
Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?
Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !
Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.
Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.
Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !
La première traduction de Ali Mahmoud Taha :
ليت شعري أهكذا نحن نمضي
في عباب الى شواطئ غُمض
ونخوض الزمان في جُنح ليل
أبديّ يُضني النفوس وينضي
وضفاف الحياة ترمقها العين
فبعض يمر في إثر بعض
دون أن نملك الرجوع الى ما
فات منه ولا الرسوّ بأرض
حدّثي القلب يا بحيرة مالي
لا أرى (أولفير) فوق ضفافك
أوشك العام أن يمرّ وهذا
موعد للقاء في مصطافك
صخرة العهد ويك ها أنا عُدت
فماذا لديك عن أضيافك
عدت وحدي أرعى الضفاف بعين
سفكت دمعها الليالي السوافك
كنت بالأمس تهدرين كما أنت
هديراً يهزّ قلب السكون
وضفاف أمواجها يتداعيْن
على هذه الصخور الجون
والنسيم العليل يدفع وهناً
زبدَ الموج للربى والحزون
ملقياً رغوها على قدميها
ليّن اللمس مستحب الأنين
أُترى تذكرين ليلة كُنّا
منك فوق الأمواج فوق الضفاف
وسرى زورق بنا يتهادى
تحت جنح الدجى وستر العفاف
في سكون فليس نسمع فوق الموج
إلاّ أغاني المجداف
تتلاقى على الربى والحوافي
بأناشيد موجك العزّاف
وعلى حين غرّة رنّ صوت
لم يُعَوّد سماعه أنسيّ
هبط الشاطئ الطروب فما يُسمع
فيه للهاتفات دويّ
وإذا الليل ساهم سكن النوء
إليه وأنصت اللجيّ
يتلقى عن نبأة الصوت نجوى
كلمات ألقى بهن نجيّ
يا زماناً يمرّ كالطير مهلاً
طائر أنت؟ ويك! قف طيرانك
أهناء الساعات تجري وتعدونا
عطاشاً فقف جريانك
ويك دعنا نمرح بأجمل أيام
ونلقى من بعد خوف أمانك
وإذا نحن لذة العيش ذُقناها
ومرّت بنا فدر دورانك
Re: Les neuf traductions arabes du poème Le lac de Lamartine .
Bien entendu mon amie Lamria est bien sûr sollicitée pour le concours . Mille excuses pour ne pas l'avoir citée parmi les personnes qui maitrisent l'arabe. Mea culpa! 

Re: Les neuf traductions arabes du poème Le lac de Lamartine .
perigot a écrit:Bien entendu mon amie Lamria est bien sûr sollicitée pour le concours . Mille excuses pour ne pas l'avoir citée parmi les personnes qui maitrisent l'arabe. Mea culpa!
Pas de problème mon ami
, je m'étais déjà préparée au concours, ça me passionne, et j'attends les 08 traductions restantes
lamria- Supermotivé


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Re: Les neuf traductions arabes du poème Le lac de Lamartine .
perigot a écrit:Bien entendu mon amie Lamria est bien sûr sollicitée pour le concours . Mille excuses pour ne pas l'avoir citée parmi les personnes qui maitrisent l'arabe. Mea culpa!
J'allais te faire aussi la remarque, ainsi pour Togir et Alakhtal...
D'ailleurs, pour la même occasion d'autres visiteurs, qui maîtrisent parfaitement l'arabe à l'instar de Moumegdeh, Marmada, Elbeliouni, Kamir et Ikad, qui, j'en suis sûr, nous lisent, peuvent participer au vote.
Alors, en attendant la suite...peut-être c'est l'occasion de nous rejoindre, n'est-ce pas les potes !!!
TAHIYATI
Re: Les neuf traductions arabes du poème Le lac de Lamartine .
La deuxième traduction , celle de Ibrahim Nadji ( l'auteur du chef - d'oeuvre poétique chanté par Oum Koulthoum , l'inoubliable Al Atlal ):
من شاطئ لشواطئ جُدد
يرمي بنا ليلٌ من الأبدِ
ما مرّ منه مضى فلم يعد
هيهات مرسى يومه لغدِ!
سنة مضت! وختامها حانا
والدهر فرّق شملنا أبدا
ناج البحيرة وحدك الآنا
واجلس بهذا الصخر منفردا!
قل للبحيرة تذكرين وقد
سكن المساء ونحن باللجّ
لا صوت يُسمع في الدنى لأحد
إلا صدى المجداف والموج
فإذا بصوت غير معتاد
هزّ السكون هتافه العذب
أصغى العبابُ ورجع الوادي
أصداءه وتناجت السُحب
يا دهرُ رفق ولا تدر:
ساعاته في هينة وقفي
حتى تتاح هناءة العمر
وتطول لذتها لمُقتطف
هلا التفت لذلك الكون
وعلمت كم في الناس من باكي
يدعوك خذني والأسى المضني
خل المُمتع وامض بالشاكي
هذا النعيم وهاته المِحَن
يتنافسان الدهر إقلاعاً
فبأي عدل أيها الزمنُ
تتشابه الحالان إسراعاً
يا أيها الأبد السحيق أجب
وتكلمي يا هوة الماضي
ما تصنعان بأشهر وحقب
ونعيم عمر غير معتاض
ناج البحيرة والصخور وعُدْ
فاستحلف الأغوار والغابا
قل! صُن ذكر غرامنا فلقد
صين الشباب عليك أحقابا
وليبق يا هذي البحيرة في
حاليك ثائرة وهادئة
في باسق للماء منعطف
في رائعات الصخر نائتة
في عابر النسمات مرتجفاً
في النجم فضّض صفحة الماء
في الريح أن أنينه وهفا
في الغصن نفس حر أحشاء
في الجو معتبقاَ برياك
خطرت ملاعبة رفيق صبا
في كل هذا هاتف باكي
سيقول يا أسفاً لقد ذهبا!
من شاطئ لشواطئ جُدد
يرمي بنا ليلٌ من الأبدِ
ما مرّ منه مضى فلم يعد
هيهات مرسى يومه لغدِ!
سنة مضت! وختامها حانا
والدهر فرّق شملنا أبدا
ناج البحيرة وحدك الآنا
واجلس بهذا الصخر منفردا!
قل للبحيرة تذكرين وقد
سكن المساء ونحن باللجّ
لا صوت يُسمع في الدنى لأحد
إلا صدى المجداف والموج
فإذا بصوت غير معتاد
هزّ السكون هتافه العذب
أصغى العبابُ ورجع الوادي
أصداءه وتناجت السُحب
يا دهرُ رفق ولا تدر:
ساعاته في هينة وقفي
حتى تتاح هناءة العمر
وتطول لذتها لمُقتطف
هلا التفت لذلك الكون
وعلمت كم في الناس من باكي
يدعوك خذني والأسى المضني
خل المُمتع وامض بالشاكي
هذا النعيم وهاته المِحَن
يتنافسان الدهر إقلاعاً
فبأي عدل أيها الزمنُ
تتشابه الحالان إسراعاً
يا أيها الأبد السحيق أجب
وتكلمي يا هوة الماضي
ما تصنعان بأشهر وحقب
ونعيم عمر غير معتاض
ناج البحيرة والصخور وعُدْ
فاستحلف الأغوار والغابا
قل! صُن ذكر غرامنا فلقد
صين الشباب عليك أحقابا
وليبق يا هذي البحيرة في
حاليك ثائرة وهادئة
في باسق للماء منعطف
في رائعات الصخر نائتة
في عابر النسمات مرتجفاً
في النجم فضّض صفحة الماء
في الريح أن أنينه وهفا
في الغصن نفس حر أحشاء
في الجو معتبقاَ برياك
خطرت ملاعبة رفيق صبا
في كل هذا هاتف باكي
سيقول يا أسفاً لقد ذهبا!
Re: Les neuf traductions arabes du poème Le lac de Lamartine .
Voici la troisième traduction , peut-être la plus connue , la nounia de Nicolas Fayadh :
أهكذا أبداً تمضي أمانينا
نطوي الحياة وليل الموت يطوينا
تجري بنا سفن الأعمار ماخرة
بحر الوجود ولا نلقي مراسينا؟
بحيرة الحب حياك الحيا فلكم
كانت مياهك بالنجوى تُحيينا!
قد كنت أرجو ختام العام يجمعنا
واليوم للدهر لا يرجى تلاقينا
فجئت أجلس وحدي حيثما أخذت
عني الحبيبة أي الحب تلقينا
هذا أنينك ما بدلت نغمته
وطال ما حُملت فيه أغانينا
وفوق شاطئك الأمواج ما برحتْ
تُلاطم الصخر حيناً والهوا حينا
وتحت أقدامها يا طال ما طرحتْ
من رغوة الماء كفّ الريح تأمينا
هل تذكرين مساء فوق مائك اذ
يجري ونحن سكوت في تصابينا
والبر والبحر والأفلاك مصغية
معنا فلا شيء يلهيها ويلهينا
إلا المجاذيف بالأمواج ضاربة
يخال ايقاعها العشاق تلحينا
اذا برنة أنغام سُحرت بها
فخلت ان الملا أعلى يُناجينا
والموج أصغى لمن أهوى وقد تركت
بهذه الكلمات الموج مفتونا
يا دهر قف فحرام ان تطير بنا
من قبل أن نتملى من أمانينا
ويا زمان الصبا دعنا على مهل
نلتذ بالحب في أحلى ليالينا
أجب دعاء بني البؤسى بأرضك ذي
وطربهم فهم في العيش يشقونا
خذ الشقي وخذ معه تعاسته
وخلنا فهناء الحب يكفينا
هيهات هيهات ان الدهر يسمع لي
فالوقت يفلت والساعات تُفنينا
أقول لليل والفجر يطرده
مُمزقاً منه ستراً بات يخفينا
فلنغنم الحب ما دام الزمان بنا
يجري ولا وقفة فيه تعزينا
ما دام في البؤس والنعمى تصرفه
إلى الزوال، فيبلى وهو يبلينا
تالله يا ظلمة الماضي، ويا عدما
في ليله الأبدي الدهر يرمينا
ما زال لجك للأيام مبتلعاً
فما الذي أنت بالأيام تجرينا
ناشدتك الله قولي وارحمي ولهي
أترجعين لنا أحلام ماضينا
فيا بحيرة ايام الصبا ابداً
تبقين بالدهر والأيام تزرينا
تذكار عهد التصابي فاحفظيه لنا
ففيك عهد التصابي بات مدفونا
على مياهك في صفو وفي كدر
فليبق ذا الذكر تحييه فيحيينا
وفي صخورك جرداء معلقة
عليك، والشوح مسود الأفانينا
وفي ضفافك والأصوات راجعة
منها إليها كترجيع الشجيينا
وليبق في القمر الساري، مبيضة
انواره سطحك الزاهي بها حينا
وكلما صافحتك الريح في سجر
أو حركت قصبات عطفها لينا
أو فاح في الروض عطر فليكن لك ذا
صوتاً يردد عنا ما جرى فينا
أحبها وأحبته، وما سلما
من الردى، رحم الله المحبينا
أهكذا أبداً تمضي أمانينا
نطوي الحياة وليل الموت يطوينا
تجري بنا سفن الأعمار ماخرة
بحر الوجود ولا نلقي مراسينا؟
بحيرة الحب حياك الحيا فلكم
كانت مياهك بالنجوى تُحيينا!
قد كنت أرجو ختام العام يجمعنا
واليوم للدهر لا يرجى تلاقينا
فجئت أجلس وحدي حيثما أخذت
عني الحبيبة أي الحب تلقينا
هذا أنينك ما بدلت نغمته
وطال ما حُملت فيه أغانينا
وفوق شاطئك الأمواج ما برحتْ
تُلاطم الصخر حيناً والهوا حينا
وتحت أقدامها يا طال ما طرحتْ
من رغوة الماء كفّ الريح تأمينا
هل تذكرين مساء فوق مائك اذ
يجري ونحن سكوت في تصابينا
والبر والبحر والأفلاك مصغية
معنا فلا شيء يلهيها ويلهينا
إلا المجاذيف بالأمواج ضاربة
يخال ايقاعها العشاق تلحينا
اذا برنة أنغام سُحرت بها
فخلت ان الملا أعلى يُناجينا
والموج أصغى لمن أهوى وقد تركت
بهذه الكلمات الموج مفتونا
يا دهر قف فحرام ان تطير بنا
من قبل أن نتملى من أمانينا
ويا زمان الصبا دعنا على مهل
نلتذ بالحب في أحلى ليالينا
أجب دعاء بني البؤسى بأرضك ذي
وطربهم فهم في العيش يشقونا
خذ الشقي وخذ معه تعاسته
وخلنا فهناء الحب يكفينا
هيهات هيهات ان الدهر يسمع لي
فالوقت يفلت والساعات تُفنينا
أقول لليل والفجر يطرده
مُمزقاً منه ستراً بات يخفينا
فلنغنم الحب ما دام الزمان بنا
يجري ولا وقفة فيه تعزينا
ما دام في البؤس والنعمى تصرفه
إلى الزوال، فيبلى وهو يبلينا
تالله يا ظلمة الماضي، ويا عدما
في ليله الأبدي الدهر يرمينا
ما زال لجك للأيام مبتلعاً
فما الذي أنت بالأيام تجرينا
ناشدتك الله قولي وارحمي ولهي
أترجعين لنا أحلام ماضينا
فيا بحيرة ايام الصبا ابداً
تبقين بالدهر والأيام تزرينا
تذكار عهد التصابي فاحفظيه لنا
ففيك عهد التصابي بات مدفونا
على مياهك في صفو وفي كدر
فليبق ذا الذكر تحييه فيحيينا
وفي صخورك جرداء معلقة
عليك، والشوح مسود الأفانينا
وفي ضفافك والأصوات راجعة
منها إليها كترجيع الشجيينا
وليبق في القمر الساري، مبيضة
انواره سطحك الزاهي بها حينا
وكلما صافحتك الريح في سجر
أو حركت قصبات عطفها لينا
أو فاح في الروض عطر فليكن لك ذا
صوتاً يردد عنا ما جرى فينا
أحبها وأحبته، وما سلما
من الردى، رحم الله المحبينا
Re: Les neuf traductions arabes du poème Le lac de Lamartine .
Voici la quatrième traduction , celle de Ahmed Hassan Zayate.
أهكذا قضى الله أن نمخر في عباب الحياة
مدفوعين في ظلام الأبد من شاطئ الى شاطئ،
دون أن نملك الرجوع الى ملجأ،
أو الرسو ذات يوم على مرفأ؟
انظري أيتها البحيرة!..
ها هو ذا العام قد كاد يشارف تمامه،
وأنا وحدي بجانب أمواجك الحبيبة
أرتقب عبثاً عودة جوليا اليها،
جالساً فوق الصخرة التي كنت ترينها جالسة عليها!
كذلك بالأمس كنت تهدرين فوق هذه الصخور المعلقة،
وتتكسر أمواجك على جوانبها الممزقة
ويقذف هواؤك الزبد على قدميها المعبودتين.
اتذكرين ليلة كنا فوق صفحتك بين الماء والسماء
نجدف في سكون وصمت،
وقد ضرب الله على آذان الطبيعة وختم على أفواه الخليقة،
فلا نحس حركة ولا نسمع ركزا
غير إيقاع المجاديف على أنغام الموج؟.
وإذا بصوت لا عهد للآذان بمثله ينبعث من ضفتك الجميلة،
فشق حجاب السكون، وأطلق لسان الصدى.
وهناك أنصت الموج، وأصغى الهواء.
وأخذ هذا الصوت الحبيب الي يساقط هذه الكلمات:
أيتها الأرض قفي دورانك!..
وأنت أيتها الساعات قفي جريانك!..
ودعينا نتمتع بعاجل لذاتنا، وننعم بأجمل أيام شبابنا"
إن كثيراً من صرعى الحياة وفرائس البؤس
يتضرعون اليك أن تسرعي بهم،
لتخففي من كربهم،
فاستجيبي اليهم،
وكري مسرعة عليهم، وخذي مع عمرهم الذاهب "ألم عذابهم الواصب،
واتركي السعداء والناعمين غارقين في غفلات العيش وظلال الأمن!
"على أنني واويلتاه كلما لججت في الطلب،
لج الزمان في الهرب، فأنا أتمنى عليه المنى فلا تحقق،
وأستزيده البرهة اليسيرة فلا أوفق،
فسألت هذه الليلة أن تكون أطول وأمهل،
ولكن السؤال خاب
وبازي الصبح قد افترس غراب الليل!"
فلنتساق إذن كؤس الهوى دهاقا،
ولنقض مآربنا عجالا،
فليس لسفينة الإنسان مرفأ، ولا لخضم الزمان ساحل:
إن الزمان ليتدفق، وإنا مع تياره نمر ونمضي!
أهكذا قضى الله أن نمخر في عباب الحياة
مدفوعين في ظلام الأبد من شاطئ الى شاطئ،
دون أن نملك الرجوع الى ملجأ،
أو الرسو ذات يوم على مرفأ؟
انظري أيتها البحيرة!..
ها هو ذا العام قد كاد يشارف تمامه،
وأنا وحدي بجانب أمواجك الحبيبة
أرتقب عبثاً عودة جوليا اليها،
جالساً فوق الصخرة التي كنت ترينها جالسة عليها!
كذلك بالأمس كنت تهدرين فوق هذه الصخور المعلقة،
وتتكسر أمواجك على جوانبها الممزقة
ويقذف هواؤك الزبد على قدميها المعبودتين.
اتذكرين ليلة كنا فوق صفحتك بين الماء والسماء
نجدف في سكون وصمت،
وقد ضرب الله على آذان الطبيعة وختم على أفواه الخليقة،
فلا نحس حركة ولا نسمع ركزا
غير إيقاع المجاديف على أنغام الموج؟.
وإذا بصوت لا عهد للآذان بمثله ينبعث من ضفتك الجميلة،
فشق حجاب السكون، وأطلق لسان الصدى.
وهناك أنصت الموج، وأصغى الهواء.
وأخذ هذا الصوت الحبيب الي يساقط هذه الكلمات:
أيتها الأرض قفي دورانك!..
وأنت أيتها الساعات قفي جريانك!..
ودعينا نتمتع بعاجل لذاتنا، وننعم بأجمل أيام شبابنا"
إن كثيراً من صرعى الحياة وفرائس البؤس
يتضرعون اليك أن تسرعي بهم،
لتخففي من كربهم،
فاستجيبي اليهم،
وكري مسرعة عليهم، وخذي مع عمرهم الذاهب "ألم عذابهم الواصب،
واتركي السعداء والناعمين غارقين في غفلات العيش وظلال الأمن!
"على أنني واويلتاه كلما لججت في الطلب،
لج الزمان في الهرب، فأنا أتمنى عليه المنى فلا تحقق،
وأستزيده البرهة اليسيرة فلا أوفق،
فسألت هذه الليلة أن تكون أطول وأمهل،
ولكن السؤال خاب
وبازي الصبح قد افترس غراب الليل!"
فلنتساق إذن كؤس الهوى دهاقا،
ولنقض مآربنا عجالا،
فليس لسفينة الإنسان مرفأ، ولا لخضم الزمان ساحل:
إن الزمان ليتدفق، وإنا مع تياره نمر ونمضي!
Re: Les neuf traductions arabes du poème Le lac de Lamartine .
Voici la cinquième traduction , celle de Abdelaziz Sabri :
كذلك لا نزال مدفوعين أبداً نحو شطآن جديدة، في الليل الأزلي، ومسافرين بلا
عودة
أفلا نستطيع أن نلقي المرساة يوماً واحداً في محيط العمر؟
أيتها البحيرة! يكاد العام يتم دورته، فانظري!
لقد جئت وحدي، قرب الأمواج العزيز
التي يجب أن تراها هي،
جئت أجلس على هذا الحجر الذي رأيتها تجلس عليه!
كنت تجأرين كذلك حيال هذه الصخور البعيدة
وكذلك كنت تتحطمين على جوانبها الممزقة،
وكذلك كانت الريح تلقي زبد أمواجك على قدميها المعبودتين.
هل تذكرين؟ في ذات مساء، كنا ندفع المجاديف في صمت وسكون لم يك
يسمع من بعيد على صفحة الموج،
تحت السماوات،
غير صوت المجاديف وهي تضرب ضرباتها المتزنة على أمواجك ا لرخيمة.
وفجأة تردد صدى أقوال مجهولة آتية من الأرض ـ على الشاطئ المفتون.
وكان الموج منتبهاً، وكان الصوت المحبوب يردد هذه الكلمات:
أيها الزمن: قف طيرانك وأنت أيتها الساعات الهنيئة! قفي جريانك:
دعينا نتذوق اللذات العجلى من خير أيامنا وأجملها.
كم من شقي هنا يتوسل اليك، فأسرعي بهم،
واتخذي من أيامهم يد العناية التي تطويهم، وانسي السعداء. غير أني أرجو
بعض الزمن عبثا.
إن الزمن يهرب مني فأقول لهذا الليل.
مهلاً، إن الفجر سيمحو الظلام.
فلنحب إذن، فلنحب إذن! ولنسرع لنسبق الساعة الهاربة!
فليس للإنسان مرسى، وليس للزمن شاطئ
إنه يجري ونحن نمضي في إثره.
أيها الزمن الحسود: هل يمكن أن تطير منا أويقات النشوة
التي يملأ لنا فيها الحب كأس الهناء مترعة بسرعة أيام الشقاء؟
كيف! ألا تستطيع على الأقل تعيين أثرها؟ كيف! هل تمضي الى الأبد؟
كيف! كل شيء هالك!
هذا الزمن الذي وهبها، هو الزمن الذي محاها، فلا يعيدها الينا أبدا!
أيها الخلود، أيها العدم، أيها الماضي، أيتها اللجج المظلمة:
ماذا تفعلين بالأيام التي تبتلعين؟
تكلمي: ألا ترجعين إلينا تلك المفاتن العظيمة التي سحرتنا بها؟
أيتها البحيرة! أيتها الصخور الصماء! أيتها الكهوف! أيتها الغابات
المظلمات!
أنت يا من يستبقيك الزمن، أو التي يستطيع تجديد شبابها!
احفظي لديك شيئاً من هذه الليلة. وأنت أيتها
الطبيعة الجميلة! احفظي لنا الذكرى على الأقل!
أيتها ا لبحيرة الجميلة! لتكن في سكونك، ولتكن في اضطرابك،
وفي منظر تلالك الضاحكة،
وفي الأدواح القائمة وفي تلك الصخور الصلدة، التي تنحني على أمواهك!
ولتكن في النسيم الذي يرتعش ويمضي وفي صدى شواطئك الأخرى.
وفي الكوكب ذي الجبين الفضي الذي يشرق على وجهك الناصع بأضوائه اللطيفة!
وليقل الهواء الذي ينتحب، واليراع الذي يتنهد،
وشذا ريحك العطر ليقل كل ما نسمع،
وكل ما نرى، وكل ما نتنفس: "إنهما أحبا!"
عودة
أفلا نستطيع أن نلقي المرساة يوماً واحداً في محيط العمر؟
أيتها البحيرة! يكاد العام يتم دورته، فانظري!
لقد جئت وحدي، قرب الأمواج العزيز
التي يجب أن تراها هي،
جئت أجلس على هذا الحجر الذي رأيتها تجلس عليه!
كنت تجأرين كذلك حيال هذه الصخور البعيدة
وكذلك كنت تتحطمين على جوانبها الممزقة،
وكذلك كانت الريح تلقي زبد أمواجك على قدميها المعبودتين.
هل تذكرين؟ في ذات مساء، كنا ندفع المجاديف في صمت وسكون لم يك
يسمع من بعيد على صفحة الموج،
تحت السماوات،
غير صوت المجاديف وهي تضرب ضرباتها المتزنة على أمواجك ا لرخيمة.
وفجأة تردد صدى أقوال مجهولة آتية من الأرض ـ على الشاطئ المفتون.
وكان الموج منتبهاً، وكان الصوت المحبوب يردد هذه الكلمات:
أيها الزمن: قف طيرانك وأنت أيتها الساعات الهنيئة! قفي جريانك:
دعينا نتذوق اللذات العجلى من خير أيامنا وأجملها.
كم من شقي هنا يتوسل اليك، فأسرعي بهم،
واتخذي من أيامهم يد العناية التي تطويهم، وانسي السعداء. غير أني أرجو
بعض الزمن عبثا.
إن الزمن يهرب مني فأقول لهذا الليل.
مهلاً، إن الفجر سيمحو الظلام.
فلنحب إذن، فلنحب إذن! ولنسرع لنسبق الساعة الهاربة!
فليس للإنسان مرسى، وليس للزمن شاطئ
إنه يجري ونحن نمضي في إثره.
أيها الزمن الحسود: هل يمكن أن تطير منا أويقات النشوة
التي يملأ لنا فيها الحب كأس الهناء مترعة بسرعة أيام الشقاء؟
كيف! ألا تستطيع على الأقل تعيين أثرها؟ كيف! هل تمضي الى الأبد؟
كيف! كل شيء هالك!
هذا الزمن الذي وهبها، هو الزمن الذي محاها، فلا يعيدها الينا أبدا!
أيها الخلود، أيها العدم، أيها الماضي، أيتها اللجج المظلمة:
ماذا تفعلين بالأيام التي تبتلعين؟
تكلمي: ألا ترجعين إلينا تلك المفاتن العظيمة التي سحرتنا بها؟
أيتها البحيرة! أيتها الصخور الصماء! أيتها الكهوف! أيتها الغابات
المظلمات!
أنت يا من يستبقيك الزمن، أو التي يستطيع تجديد شبابها!
احفظي لديك شيئاً من هذه الليلة. وأنت أيتها
الطبيعة الجميلة! احفظي لنا الذكرى على الأقل!
أيتها ا لبحيرة الجميلة! لتكن في سكونك، ولتكن في اضطرابك،
وفي منظر تلالك الضاحكة،
وفي الأدواح القائمة وفي تلك الصخور الصلدة، التي تنحني على أمواهك!
ولتكن في النسيم الذي يرتعش ويمضي وفي صدى شواطئك الأخرى.
وفي الكوكب ذي الجبين الفضي الذي يشرق على وجهك الناصع بأضوائه اللطيفة!
وليقل الهواء الذي ينتحب، واليراع الذي يتنهد،
وشذا ريحك العطر ليقل كل ما نسمع،
وكل ما نرى، وكل ما نتنفس: "إنهما أحبا!"
Re: Les neuf traductions arabes du poème Le lac de Lamartine .
Merci perigot pour toutes les traductions........... mais le vote sera difficile trés difficile 

"Si la Loi divine présente un sens extérieur et un sens intérieur, c’est à cause de la diversité qui existe dans le naturel des hommes". Ibn Ruchd.
Re: Les neuf traductions arabes du poème Le lac de Lamartine .
Voici la sixième traduction , celle de Mohammed Mandour :
أنظل هكذا منساقين أبداً الى شواطئ جديدة
محمولين دائماً وسط الليل الأبدي بغير رجعة؟
أو ما نستطيع أن نلقي بمرساتنا يوماً
على شاطئ الزمن اللجي؟
أيتها البحيرة! لم يكد العام يتم دورته، ومع ذلك أنظري
ها أنا وحدي جالساً فوق هذه الصخرة
التي رأيتها تجلس عليها
وإلى جوار أمواجك العزيزة التي كانت ستعود الى رؤيتها
هكذا كنت تهدرين تحت هذه الصخور العميقة
وهكذا كانت الرياح تلقي بزبد أمواجك
فوق قدميها المعبودتين
أو ما تذكرين كيف كنا نجدف صامتين ذات مساء
وكنا لا نسمع عن بعد فوق الموج وتحت السموات.
غير حفيف المجاديف وهي تضرب في صمت
أمواجك الناغمة
وفجأة ترددت في الشاطئ
أصداء نغمات تجهلها الأرض
فأنصت الموج وتساقطت من الصوت الحبيب
هذه الكلمات
أيها الزمن قف جريانك
وأنت أيتها الساعات السعيدة قفي انسيابك
واتركينا ننعم باللذات العابرة
التي تتيحها أجمل أيامنا
كثير من منكوبي الحياة يضرعون إليك
فأسرعي. أسرعي إليهم
واحملي مع أيامهم الآلام التي تنهشهم
وانسي السعداء
ولكنني أسألك عبثاً فضلاً من اللحظات
أنظل هكذا منساقين أبداً الى شواطئ جديدة
محمولين دائماً وسط الليل الأبدي بغير رجعة؟
أو ما نستطيع أن نلقي بمرساتنا يوماً
على شاطئ الزمن اللجي؟
أيتها البحيرة! لم يكد العام يتم دورته، ومع ذلك أنظري
ها أنا وحدي جالساً فوق هذه الصخرة
التي رأيتها تجلس عليها
وإلى جوار أمواجك العزيزة التي كانت ستعود الى رؤيتها
هكذا كنت تهدرين تحت هذه الصخور العميقة
وهكذا كانت الرياح تلقي بزبد أمواجك
فوق قدميها المعبودتين
أو ما تذكرين كيف كنا نجدف صامتين ذات مساء
وكنا لا نسمع عن بعد فوق الموج وتحت السموات.
غير حفيف المجاديف وهي تضرب في صمت
أمواجك الناغمة
وفجأة ترددت في الشاطئ
أصداء نغمات تجهلها الأرض
فأنصت الموج وتساقطت من الصوت الحبيب
هذه الكلمات
أيها الزمن قف جريانك
وأنت أيتها الساعات السعيدة قفي انسيابك
واتركينا ننعم باللذات العابرة
التي تتيحها أجمل أيامنا
كثير من منكوبي الحياة يضرعون إليك
فأسرعي. أسرعي إليهم
واحملي مع أيامهم الآلام التي تنهشهم
وانسي السعداء
ولكنني أسألك عبثاً فضلاً من اللحظات
Re: Les neuf traductions arabes du poème Le lac de Lamartine .
Voilà la septième traduction , celle de Mohamed Ghonaimi Hilal :
وهكذا نظل مندفعين نحو شطآن جديدة
نضرب في ليل الأبد
الى غير عودة
أفلا نستطيع أبداً
فوق محيط السنين
أن نرسي القلاع يوماً
كاد العام ينتهي
أيتها البحيرة.. فانظري!
.. هأنذا آتي إليك وحيداً
أجلس فوق هذه الصخرة
حيث رأيتها تجلس
قريباً من الأمواج الحبيبة
التي كانت ستراها من جديد
وهكذا كنت تهدرين
تحت هذه الصخور العميقة
وعلى جوانب هذه الصخور
كنت تتكسرين
وهكذا كانت الريح ترمي بزبد موجاتك
على أقدامها العزيزة
ذات مساء ـ ألا تذكرين
كنا نسبح في صمت
حيث لم يكن يسمع من بعيد
فوق الموج وتحت السموات
سوى خرير المجاديف
تضرب ـ في إيقاعها ـ
ألحان موجاتك
أيتها البحيرة
والصخور الصماء.. والكهوف.. والغابة المظلمة
أنتن في أمان من الزمن
بل إنه يعيد إليكن الشباب
فلا أقل من أن تحتفظن
وأن تحتفظي ـ أيتها الطبيعة الجميلة
بذكرى هذه الليلة!
وهكذا نظل مندفعين نحو شطآن جديدة
نضرب في ليل الأبد
الى غير عودة
أفلا نستطيع أبداً
فوق محيط السنين
أن نرسي القلاع يوماً
كاد العام ينتهي
أيتها البحيرة.. فانظري!
.. هأنذا آتي إليك وحيداً
أجلس فوق هذه الصخرة
حيث رأيتها تجلس
قريباً من الأمواج الحبيبة
التي كانت ستراها من جديد
وهكذا كنت تهدرين
تحت هذه الصخور العميقة
وعلى جوانب هذه الصخور
كنت تتكسرين
وهكذا كانت الريح ترمي بزبد موجاتك
على أقدامها العزيزة
ذات مساء ـ ألا تذكرين
كنا نسبح في صمت
حيث لم يكن يسمع من بعيد
فوق الموج وتحت السموات
سوى خرير المجاديف
تضرب ـ في إيقاعها ـ
ألحان موجاتك
أيتها البحيرة
والصخور الصماء.. والكهوف.. والغابة المظلمة
أنتن في أمان من الزمن
بل إنه يعيد إليكن الشباب
فلا أقل من أن تحتفظن
وأن تحتفظي ـ أيتها الطبيعة الجميلة
بذكرى هذه الليلة!
Re: Les neuf traductions arabes du poème Le lac de Lamartine .
Salut Périgot!
peut-on avoir le texte de Lamartine en face de la traduction ?Merci d'avance,tu vas m'aider à parfaire ma lecture en arabe.
peut-on avoir le texte de Lamartine en face de la traduction ?Merci d'avance,tu vas m'aider à parfaire ma lecture en arabe.
Re: Les neuf traductions arabes du poème Le lac de Lamartine .
bent s'aad a écrit:Salut Périgot!
peut-on avoir le texte de Lamartine en face de la traduction ?Merci d'avance,tu vas m'aider à parfaire ma lecture en arabe.
Bent s'aad, je crois qu'un tour chez l'ophtalmo. s'impose !!

TAHIYATI
Re: Les neuf traductions arabes du poème Le lac de Lamartine .
Non pas chez l'ophtalmo mais chez l'orthopédiste oui,tu as entièrement raison cher ami!
Re: Les neuf traductions arabes du poème Le lac de Lamartine .
Voici la huitième traduction , celle de Mohamed Mounir Aladjlani :
أنظل هكذا.. مدفوعين دائماً نحو شطآن جديدة
يتقاذفنا الليل السرمدي الى غير عودة!
أو ما نستطيع ونحن على بحر الأزمان، أن نلقي مرساتنا.. يوماً واحداً؟
أيتها البحيرة! السنة لم تكد تنقضي..
وهنا، قريباً من الأمواج الحبيبة التي أرادت الرجوع إليها...
انظري! لقد أتيت، أنا وحدي،
أجلس على هذه الصخرة، التي كنت تنظرينها جالسة عليها!
كنت تهدرين تحت هذه الصخور العميقة،
.. وكنت تتحطمين تحت جوانبها الممزّقة!
.. وكان الريح يرمي بزبد أمواجك،
تحت قدميها الفاتنتين!
وذات مساء ـ أما تذكرين ـ أبحرنا في سكون،
وما كان يسمع لنا، في البعد، فوق العباب،
وتحت السحاب،
إلا ضجة المجاديف وهي تضرب في إيقاع موزون
أمواجك المتناغمة!
وفجأة، تداولت أصداء الشاطئ المسحور
كلمات لا عهد للدنيا بمثل نيرانها..
فأنصت الموج.. ومن شفتي حبيبتي
تساقطت هذه الكلمات:
أيها الزمان! قف مسيرتك!
وأنت أيتها الساعات الحلوة قفي دورتك!
ودعونا نستمتع، في أجمل أيامنا،
بهذه اللذات العابرة!
كثير من البؤساء في هذه الدنيا يضرعون إليك،
يا زمان..
أن نمضي.. فامض قدماً لأجلهم!
وخذ، مع أيامهم، الهموم التي تفترسهم
ودع السعداء!
ولكنني أنشد، عبثاً، هنيهات أخرى،
فالزمن يبتعد عني ويهرب..
فيا ليلتنا هذه، سألتك الله تمهلي!
.. ولكن الفجر سيطوي الليل عما قريب!
فلنحب! ولنحب!
ولنسرع الى الاستمتاع بالساعة الشاردة..
ليس للإنسان ميناء..
أنظل هكذا.. مدفوعين دائماً نحو شطآن جديدة
يتقاذفنا الليل السرمدي الى غير عودة!
أو ما نستطيع ونحن على بحر الأزمان، أن نلقي مرساتنا.. يوماً واحداً؟
أيتها البحيرة! السنة لم تكد تنقضي..
وهنا، قريباً من الأمواج الحبيبة التي أرادت الرجوع إليها...
انظري! لقد أتيت، أنا وحدي،
أجلس على هذه الصخرة، التي كنت تنظرينها جالسة عليها!
كنت تهدرين تحت هذه الصخور العميقة،
.. وكنت تتحطمين تحت جوانبها الممزّقة!
.. وكان الريح يرمي بزبد أمواجك،
تحت قدميها الفاتنتين!
وذات مساء ـ أما تذكرين ـ أبحرنا في سكون،
وما كان يسمع لنا، في البعد، فوق العباب،
وتحت السحاب،
إلا ضجة المجاديف وهي تضرب في إيقاع موزون
أمواجك المتناغمة!
وفجأة، تداولت أصداء الشاطئ المسحور
كلمات لا عهد للدنيا بمثل نيرانها..
فأنصت الموج.. ومن شفتي حبيبتي
تساقطت هذه الكلمات:
أيها الزمان! قف مسيرتك!
وأنت أيتها الساعات الحلوة قفي دورتك!
ودعونا نستمتع، في أجمل أيامنا،
بهذه اللذات العابرة!
كثير من البؤساء في هذه الدنيا يضرعون إليك،
يا زمان..
أن نمضي.. فامض قدماً لأجلهم!
وخذ، مع أيامهم، الهموم التي تفترسهم
ودع السعداء!
ولكنني أنشد، عبثاً، هنيهات أخرى،
فالزمن يبتعد عني ويهرب..
فيا ليلتنا هذه، سألتك الله تمهلي!
.. ولكن الفجر سيطوي الليل عما قريب!
فلنحب! ولنحب!
ولنسرع الى الاستمتاع بالساعة الشاردة..
ليس للإنسان ميناء..
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