Proverbes arabes .
"La peine que l'on prend pour un ami est un repos."
" Le temps sera le maître de celui qui n'a pas de maître."
"La colère du vrai croyant ne dure que le temps de remettre son turban en ordre. "
"."
" Le mérite appartient à celui qui commence, même si le suivant fait mieux. »Proverbe arabe"
" Si tu veux que quelqu'un n'existe plus, cesse de le regarder. "
"Dans une passe étroite, il n'y a ni frère ni ami."
" Il ne faut pas rincer la coupe de l'amitié avec du vinaigre.."
" L'amour n'est pas à prendre, mais à subir."
"Quelque soit l'ami que vous preniez, il faudra vous en séparer un jour."
"Si tu as de nombreuses richesses, donne de ton bien ; si tu possèdes peu, donne de ton coeur. "
Ils ont dit au sujet de ... l’amitié
"Une amitié qui ne peut pas résister aux actes condamnables de l'ami n'est pas une amitié." Alain.
"Un ami dans la vie est très bien; deux, c'est beaucoup; trois, c'est à peine possible. L'amitié nécessite un certain parallélisme dans la vie, une communauté de pensée, une rivalité de but." Henry Adams.
"Il en est de l'amitié comme de la pureté; la moindre flétrissure suffit à en troubler la transparence.." Francesco Alberoni.
"L'amitié est la similitude des âmes. " Alcuin.
"Tiens-toi écarté du rebelle, - Ne t'en fais pas un ami. - Lie-toi d'amitié avec un homme rigoureux et juste, dont tu auras observé les actions."Ani.
Ils ont dit au sujet de ... la jalousie
"Je n'ai jamais pensé que le hasard qui vous fait rencontrer beaucoup d'êtres, vous oblige à les livrer à la curiosité ou la jalousie des autres: ils surgissent, ils s'en vont dans une obscurité dont ils sont dignes." Maurice Blanchot.
"La jalousie, c'est un manque d'estime pour la personne qu'on aime." Bounine.
"Félicitations: Politesse de la jalousie." Ambrose Bierce.
"Un jugement négatif vous satisfait plus encore qu'une louange, pourvu qu'il respire la jalousie. " Beaumarchais.
"Les âmes fortes ne sont ni jalouses ni craintives: la jalousie est un doute, la crainte est une petitesse."Balzac.

Le philosophe Al Farabi (872-950).

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Le philosophe Al Farabi (872-950).

Message par alakhtal le Mar 13 Mai - 12:06

Muhammad ibn Muhammad ibn Tarkhan ibn Uzalagh al-Farabi connu en Occident sous les noms de Alpharabius, Al-Farabi, Farabi, Abunaser ou Alfarabi est un philosophe médiéval d'origine turque. Né en 872 à Wasij, bourgade probablement rattachée au district de Farab, semble-t-il situé au bord du fleuve Iaxartes (l'actuel Syr-Daria) et appartenant à la grande oasis d'Otrar aujourd'hui disparue (sur le territoire de l'actuel Kazakhstan), au cœur d'une région appelée Transoxiane par les géographes grecs, puis Turkestan Occidental par les Russes, il meurt à Damas, en Syrie en 950. Il approfondit toutes les sciences et tous les arts de son temps, et est appelé le Second instituteur de l'intelligence

Il étudie à Bagdad (Iraq). On lui doit un commentaire de la République de Platon, ainsi qu'un Sommaire des Lois de Platon.

Biographie

Loin d'être un obscur philosophe médiéval, Al-Farabi fut appelé le "Second Maître" par Averroès (Ibn Roschd) et Maïmonide, le "Premier Maître" n'étant autre qu'Aristote, qui, aux yeux d'Averroès, passe pour avoir établi définitivement la gloire de la philosophie. Al-Farabi est l'un des premiers à étudier, à commenter et à répandre parmi les Arabes la connaissance d'Aristote.

Fils d'une famille noble, dans laquelle le père aurait exercé un commandement militaire à la cour türk vassale du califat abbasside arabe de Bagdad, Abu Nasr Al-Farabi part se former dans la capitale califale. À Bagdad (actuel Iraq), il étudie la grammaire, la logique, la philosophie, les mathématiques, la musique et les sciences. Al-Farabi y suit les enseignements de Abu Bishr Matta ben Yunus et fréquente les philosophes chrétiens nestoriens héritiers de la translatio studiorum des Grecs vers le monde arabe, du fait de la fermeture des écoles philosophiques païennes d'Athènes par Justinien en 529. Cette fermeture marque, on l'oublie trop souvent, la fin de l'Académie de Platon. Toujours est-il que les philosophes grecs platoniciens se réfugient à Alexandrie, à Harran et à Antioche en Turquie, avant d'essaimer vers Bagdad. L'exode des philosophes grecs donne lieu à d'intenses traductions du grec en syriaque et du syriaque vers l'arabe. Al-Farabi va fréquenter certains de ces traducteurs, comme Yuhanna (Johannes) ben Haylan.

Son éloquence, ses talents dans la musique et la poésie lui concilièrent l'estime du sultan de Syrie, Seïf-ed-Daulah, qui voulut l'attacher à sa cour. Mais Al-Farabi s'en excusa et partit : il fut tué par des voleurs en route. Selon une autre version, il passa la plus grande partie de sa vie à la cour de Syrie, pensionné par le prince.

Il fut le maître à penser d'Avicenne (indirectement, celui-ci étant né en 980).

En 943, Al-Farabi s'installe à Alep, puis voyage en Égypte, pour revenir mourir à Damas en 950."



A suivre ...
"Si la Loi divine présente un sens extérieur et un sens intérieur, c’est à cause de la diversité qui existe dans le naturel des hommes". Ibn Ruchd.

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Re: Le philosophe Al Farabi (872-950).

Message par Diibel le Mar 13 Mai - 16:22

Moutannabi assistait souvent à ses cours (séances) ! la preuve :
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ســــــــهل فــــــيها إذا هــــو كـــانا

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Re: Le philosophe Al Farabi (872-950).

Message par alakhtal le Mer 14 Mai - 12:29

Œuvre et pensée


-Farabi est un philosophe (il travaille sur les textes de Platon et d'Aristote) qui vit dans un contexte troublé, celui du rapport entre l'Islam et les successeurs politiques du Prophète. Le califat central se morcelle en émirats et en États qui se veulent indépendants. Les détails de la science de la religion et du droit musulman (fiqh) structurent les détails et les discussions qui se développent au sein de la vie intellectuelle en pays d'Islam. Cette vie n'est pas monolithique. Al-Farabi, qui est un esprit encyclopédique, s'intéresse particulièrement à la question du régime politique. Il publie un certain nombre de textes qui sont des commentaires, ou des synthèses personnelles sur la philosophie de Platon et d'Aristote : « L'Accord des Philosophes Platon et Aristote », une énumération des Dialogues de Platon, un ouvrage consacré aux Opinions des habitants de la Cité vertueuse et un Sommaire des Lois de Platon.

Bien que parlant d'Aristote (dont au demeurant les Arabes médiévaux semblent totalement ignorer l'ouvrage sur Les Politiques), Al-Farabi consacre tous ses efforts à la philosophie politique de Platon. Il commente La République et distingue deux types d'enseignement : l'enseignement de Socrate et l'enseignement de Thrasymaque (le personnage violent mis en scène dans La République). L'enseignement de Socrate est doux et s'adresse aux philosophes ; mais Socrate périt sous l'accusation d'impiété. L'enseignement de Thrasymaque est un enseignement capable de manipuler les opinions et les passions qui couvent dans la Cité. Il peut aussi bien exciter la Cité que la calmer. C'est dans ces qualités que l'on trouve la fibre du législateur.

Le style de Al-Farabi est un style ésotérique, ou qui emprunte des motifs ésotériques (conformément à des traditions numérologiques qui sont répandues partout)."
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Re: Le philosophe Al Farabi (872-950).

Message par perigot le Jeu 15 Mai - 15:06

Farabi était, avec Ibn Sina, les adversaires idéologiques de Ghazali , le grand soufi qui ne voyait dans la philosophie qu'incohérence et échec . Dans son célébre traité intitulé "Tahafout al falsifa"(L'incohérence des philosophes"), il engagea contre ces deux adeptes de la philosophie grecque des attaques en regle . Il a fallu l'avénement de l'autre grand aristotélicien , le grand Ibn Rochd pour que la bataille des philosophes prennent l' allure grandissime d'un combat philosophique de géants . Celui-ci usant des syllogismes et des subtilités du raisonnement philosophique attaqua trés loyalement Ghazali dans son célébre ouvrage "Tahafout attahafout" ou "l'incohérence de l'incohérence".

Il écrivit notamment dans son célébre ouvrage "Fasl Al Makal" :

" Si on ne doit taxer(personne) d’infidélité pour avoir rompu l’accord unanime en ce qui concerne l’interprétation,attendu qu’on ne conçoit pas un accord unanime en pareille matière, que dira-t-on des falacifa musulmans comme El Farabi et Ibn Sina ?
Car Abou Hamed (Al Ghazali) les a formellement accusés tous les deux d’infidélité, dans son livre " l’incohérence des falacifa ", au sujet de trois questions qui sont :l’affirmation de l’éternité du monde , l’affirmation que le Très Haut (qui est bien au dessus d’un tel blasphème !) ne connaît pas les choses particulières et l’interprétation des passages de la Révélation relatifs à la résurrection des corps et aux (divers ) états de la vue future !Nous répondons : il résulte que l’accusation d’infidélité qu’il porte, sur ce point contre ces deux (philosophes) n’est pas formelle ; car il déclare dans le livre de la démarcation (entre la foi et l’infidélité), que l’accusation d’infidélité pour avoir rompu l’unanimité (n’)est (qu’)hypothétique.Et nous avons montré clairement qu’il n’est pas possible de constater l’unanimité en de pareille question, puisqu’on rapporte d’après un grand nombre de nos premiers prédécesseurs,sans parler des autres , qu’il y a des interprétations qu’on ne doit exposer qu’aux hommes d’interprétation, qui sont les hommes d’une science profonde.Car le mieux,selon nous, est de s’arrêter sur cette parole du Très Haut : " et les hommes d’une science profonde ". En effet si les hommes de science ne connaissaient pas l’interprétation , ils n’auraient aucune supériorité d’assentiment qui produise chez eux une (sorte ) de croyance en Lui qui ne se trouve pas chez ceux qui ne sont pas hommes de science.Or, Dieu les a qualifiés de " ceux qui croient en Lui " , et cela ne peut désigner que la croyance qui vient de l’interprétation. Car ceux qui ne sont pas hommes de science,parmi les croyants,sont des gens dont la croyance en Lui ne vient pas de la démonstration.Si donc cette croyance ,par laquelle Dieu caractérise les savants,leur est propre ,il faut qu’elle soit produite par la démonstration,elle ne va pas sans la science de l’interprétation : car Dieu , Puissant et Grand, a fait savoir que pour ces ( passages du Coran) il y a une interprétation qui est la vérité, et la démontration n’a d’autre objet que la vérité.Et puisqu’ il en est ainsi, ; il n’est pas possible de constater ,pour les interprétations que Dieu attribue en propre aux savants, un accord unanime connu par la commune renommée.Cela est évident par soi-même pour quiconque est sans prévention.. "

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